Partager l'article ! Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d' Harper Lee: Titre original : To kill a mockingbird qui vient d'un pr ...
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Titre original : To kill a mockingbird qui vient d'un proverbe américain : « It’s a sin to kill a mockingbird» (c’est un péché de tuer un oiseau moqueur).
" ..] - Je préfererais que vous ne tiriez que sur des boîtes de conserves, dans le jardin, mais je sais que vous allez vous en prendre aux oiseaux. Tirez sur tous les geais bleus que
vous voudrez, si vous arrivez à les toucher, mais souvenez-vous que c'est un péché que de tuer un oiseau moqueur.
Ce fut la seule fois où j'entendis Atticus dire qu'une chose était un péché et j'en parlai à Miss Maudie.
- Ton père a raison, dit-elle. Les moqueurs ne font rien d'autre que de la musique pour notre plaisir. Ils ne viennent pas picorer dans les jardins des gens, ils ne font pas leurs nids dans les
séchoirs à maïs, ils ne font que chanter pour nous de tout leur coeur. Voilà pourquoi c'est un péché de tuer un oiseau moqueur."
Dans une première partie, nous faisons connaissance, au travers des yeux de Scout, du village, de ses habitants pleins de préjugés et bigots de surcroit.
Ecole, jeux avec son frère, relations de voisinage, le récit se met lentement en place et traîne un peu en longueur. L'aspect le plus intéressant de cette partie reste l'éducation très moderne que ces enfants reçoivent de leur père.
La deuxième partie concerne le procès. La vie des enfants va s'en trouver bouleversée. Ils vont alors être confrontés aux insultes et préjugés des habitants. Cette partie est plus rythmée et pleine de passions, plus captivante aussi.
Ce livre publié dans les années 60, au coeur de la lutte pour les droits civiques des noirs, a connu et connait encore un grand succès. D'après une enquête réalisée aux Etats-Unis en 1990, sur les livres qui ont changé la vie de leur lecteur, il arrive en seconde position après la bible.
Une postface écrite par Isabelle Hausser nous aide à comprendre le contexte historique et culturel de ce roman.
C'est un livre que j'ai lu une première fois, il y a 20 ans et en avais gardé un souvenir lumineux. J'ai eu l'impression en le relisant ne pas avoir lu le même texte, même si je garde souvenir de la trame du récit, je ne me souvenais plus de toutes ces références religieuses.
Bien que la narratrice soit une enfant ce n'est pas seulement pour moi un livre sur l'enfance et je
comprends maintenant que le choix de l'auteur d'avoir fait parler une enfant peut gêner certain lecteur et même en rebuter.
En tout cas, j'ai aimé, il y a vingt ans et aime toujours aujourd'hui. Je le garde dans ma liste de livres que je
conseille et encourage à le lire aux jeunes et aux autres....pour son hymne à la tolérance.
Détail amusant : en exergue, se trouve une citation d'un fameux Charles Lamb qui est, je pense, le même dont on entend beaucoup parler dans "Le cercle littéraire des amateurs épluchures de patates"...
C'est un livre que j'ai lu dans le cadre d'une lecture commune sur Livraddick et qui fait parti aussi du challenge Littérature au féminin
Librivore en parle très bien et a eu la bonne idée de mettre en lien d'autres blogs qui en parlent aussi.