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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 18:46

9782264019578

 

 

"Le 124 était habité de malveillance. Imprégné de la malédiction d'un bébé. Les femmes de la maison le savaient, et les enfants aussi. Pendant des années, chacun s'accomoda  à sa manière de cette méchanceté ; puis, à partir de 1873, il n'y eu plus que Sethe et sa fille Denver à en être victimes."

 

Le roman débute sur ces mots qui mettent en scène un bébé fantôme plein de hargne et de colère, un fantôme rappelant sans cesse le passé à sa mère Sethe et à  sa grand-mère, Baby Sugg. Le 124 Bluestone Road, en Cincinnati, dans les années 1870, bruisse des voix des morts et  des souvenirs de vies d'esclaves.

 

L'auteur avec un style plein poésie nous raconte au travers de Sethe, esclave fugitive, qu'un amour puissant lie à ses filles, l'histoire d'un peuple asservi et martyrisé, traités pire que des bêtes, torturé, tués. Certaines scènes racontés et souvenus par les personnages sont insoutenables.

 

Sethe a fui une plantation, un maitre qui l'a torturé, étudié comme une bête, " le maître d'école". Elle a fui, a accouché en plein nature et enfin arrivé jusqu'à Baby Sugg. Le repos ne fut que de quelques semaines, avant son coup de folie. Voyant le maitre d'école l'a retrouvé. Sethe préfèrealors  tuer ses enfants que leur donné une vie d'esclavage. Depuis ce jour,  un petit fantôme malveillant va tourmenter sa maison ...

Nous suivons tout le long du roman différents points de vues. Les vies de ces différents personnages s'entremêlent au gré des souvenirs, des différentes  époques autour de l'histoire de Sethe. Ce sont tous de personnages qui se perdent et se retrouvent et qui essayent d'oublier un passé terrible, plein de souffrances...

 

J'ai adoré ce roman plein d'émotion et l'histoire de Sethe me poursuivra longtemps même si la lecture n'en a pas toujours été facile. L'auteur a un  style plein de symboles et métaphores.

 

Les dernières pensées de Beloved :

 

"Il ya une solitude que l'on peut bercer. Bras croisés, genoux remontés, on se tient, on se cramponne et ce mouvement, à la seule différence de celui d'un bateau, apaise et contient l'esseulé qui se berce. C'est une solitude intérieur, qui enveloppe étroitement comme une peau. Puis il y a une solitude vagabonde, indépendante. Celle-là, sèche et envahissante, fait que le bruit de son propre pas semble venir de quelque endroit lointain."

"Ce n'était pas une histoire à faire circuler."

 

 

Ce livre est lu dans le cadre du challenge et en lecture commune avec Patacaisse

 

  challenge

Par myletine - Publié dans : Challenges - Communauté : La littérature au féminin
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