Des activités professionnelles trop prenantes et projets divers
Difficile de mener tout de front
Merci à tous et à toutes qui sont passés par là.....
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"Plus que tout autre création humaine, le livre est le fléau des dictatures"
Alberto Manguel
Extrait d'une histoire de la lecture
La Trilogie Berlinoise de Philip Kerr
L'ombre de Vent de Zafon
La foi d'un écrivain de Joyce Carol Oates
American psycho de Bret Easton Ellis
Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde
etc......
Des activités professionnelles trop prenantes et projets divers
Difficile de mener tout de front
Merci à tous et à toutes qui sont passés par là.....
Inspirée par le titre et la couverture, je n'ai pu résister à ouvrir ce livre....
Le narrateur ou plutôt la narratrice est la mort elle même qui promène son ombre et ramasse les âmes, hélas trop nombreuses dans une allemagne nazie.
Une mort qui ne cesse d'être surprise par le comportement des humains, une mort qui cherche les couleurs afin de supporter le désespoir....
"Je pourrais me présenter dans les règles, mais ce n'est vraiment pas nécessaire. Vous ferez bien assez tôt ma connaissance, en fonction d'un certain nombre de
paramètres. Disons simplement qu'à un moment donné, je me pencherai sur vous, avec bienveillance. Votre âme reposera entre mes bras. Une couleur sera perchée sur mon épaule. Je vous emporterai
avec douceur."
"L'essentiel, c'est la couleur dont seront les choses lorsque je viendrai vous chercher. Que dira le ciel ? Personnellement, j'aime quand le ciel est couleur chocolat. Chocolat noir, très
noir."
"Petite théorie : Les gens ne remarquent les couleurs du jour qu'à l'aube et au crépuscule, mais pour moi, une multitude de teintes et de nuances s'enchaînent."
La mort va nous conter l'histoire d'une orpheline qui par trois fois a croisé son regard et surpris la mort par son destin et sa volonté de vivre...
C'est aussi une histoire d'apprentissage de la vie dans une société en guerre, de la violence des actes, mais aussi et surtout de la violence que les mots ont, du pouvoir que les mots peuvent avoir sur les gens, les maitriser, les convaincre et influencer leurs actes...
Cette histoire est surprenante et déconcertante tant par sa narration que par son style.
Le récit est ponctué de phrases à la fois dures et magnifiques
« Un détail : Vous allez mourir.
En toute bonne foi, j'essaie d'aborder ce sujet avec entrain, même si la plupart des gens ont du mal à me croire, malgré mes protestations. Faites-moi confiance. Je
peux vraiment être enjouée. Je peux être aimable. Affable. Agréable. Et nous n'en sommes qu'aux « A ».
Mais ne me demandez pas d'être gentille. La gentillesse n'a rien à voir avec moi. »
"Pour moi, le ciel était couleur Juifs.
Quand leurs corps s’étaient en vain rués sur la porte pour trouver une issue, leurs âmes s’élevaient. Quand leurs ongles avaient griffé le bois et parfois même y
restaient plantés par la force du désespoir, leurs âmes venaient vers moi, je les accueillais dans mes bras et nous quittions ces douches par le toit pour gagner l’immensité de l’éternité. Je
n’arrêtais pas. Minute après minute. Douche après douche"
Ce livre n'est pas pour moi un chef-d'oeuvre mais les thèmes abordées et l'originalité de sa narration, les jeux typographiques, l'insertion d'illustration dans la trame du récit en font un roman particulier, à conseiller aux jeunes adultes et ados.
L'auteur a fait de la mort un personnage fort attachant.....
"Une Ultime note de votre narratrice:
Je suis hantée par les humains"
Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec Livraddick
Et d'un défi littéraire avec Argali
Une histoire de vampire, oui.... mais pas seulement.
Paris, 1743. Le comte de Saint-Germain, noble lettré et alchimiste, s’installe dans un hôtel particulier : l’Hôtel de Transylvanie. Le roman a pour cadre la noblesse et ses rivalités.
Madeleine de Montalia tout juste sorti de son couvent fait son entrée dans le monde et .....une véritable passion se lie entre Saint-Germain et l'innocente Madeleine. Pas si innocente que ça finalement, car malgré l'éducation des soeurs , elle se révèle être indépendante, libre d'esprit , en fait, très différente de la plupart des femmes de son entourage.
Le roman se pousuit entre intrigues et actions, crimes et rituels sataniques (assez horible parfois ). Le charme du comte agit sur les personnages du roman, mais aussi sur nous pauvres lecteurs.
Entre histoire et fantastique, l'auteur s'inspire d'un personnage ayant réellement vécu et se sert d'une intrigue un peu légère pour critiquer cette société tout en faux semblant; en nous faisant, une description très détaillée de la vie de ces nobles du 18ème siècle, où domine la frivolité, le manque de sincérité et un certain esprit pervers.
J'ai lu cet ouvrage rapidement, me suis parfois un peu ennuyée. Ce roman s'adresse à un public plutôt d'ado et
il va passer dans les mains de ma fille qui appréciera peut-être plus que moins l'intrigue vampiresque...
Quelques mots d'une femme qui vient de disparaître....
Je m'écris
J'interprète une page de vie
J'en use comme plaque de cuivre
J'ai la grène de plaisirs
Je la crible d'années
Je la saisis en verte saison
Je la racle de nuit d'hiver
Je la ronge en creux d'angoisses
Je m'y taille espace libre
Je l'attaque en matière noire
Je progresse d'épreuves en épreuves
Je la creuse en vaines morsures
Je la burine d'émotions
Je l'entame
Pour nier le temps
Je m'écris pour durer
Présentation de l'éditeur :
"Publiés pour la première fois dans les années 1989-1991, L'été de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand évoquent l'ambiance du Ille Reich en 1936 et 1938, et ses décombres en 1947 Ils ont pour héros Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l'Allemagne nazie ce que Phil Marlowe était à la Californie de la fin des années 30 : un homme solitaire témoin de la cupidité et de la cruauté humaines, qui nous tend le miroir d'un lieu et d'une époque. Des rues de Berlin " nettoyées " pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques, à celles de Vienne la corrompue, théâtre après la guerre d'un ballet de tractations pour le moins démoralisant, Bernie va enquêter au milieu d'actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires. Mais là où la Trilogie se démarque d'un film noir hollywoodien, c'est que les rôles principaux y sont tenus par des vedettes en chair et en°os.*Heydrich, Himmler et Goering..."
Mon avis est mitigé sur cette lecture ....
Ce livre est une véritable plongée au coeur du système national-socialiste : la montée du nazisme et la préparation des JO de Berlin, les accords de Munich et la Nuit de cristal, Berlin en ruine et Vienne occupée, ...Voilà pour le côté historique . Et, pour le polar , nous avons des meurtres, des prostitués, des lieux malsains et des rues sombres, des espions,.....
On vit au travers d'enquêtes policières la montée du nazisme et son influence sur les allemands, la guerre et ses horreurs, puis l'après-guerre et les prémisses de la guerre froide, la culpabilité et la difficile reconstruction d'une ville et d'un peuple...
C'est cette approche historique du livre que j'ai réellement apprécié, car elle permet de comprendre comment une telle violence a pu s'imposer en Allemagne.
J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Gunther, son cynisme et humour décapant, son regard désabusé qu'il promène sur sa ville et ses habitants, ses pensées et réflexions sur le régime et la guerre.
Par contre, les enquêtes policières m'ont moyennement intéressés. Et je ne vais pas essayer de vous les résumer car j'ai trouvé les intrigues souvent confuses avec trop de longueur . De plus, Gunther se sort, à mon avis, trop facilement de situations complexes.
Néanmoins, l'auteur a su rendre l'atmosphère particulière de cette époque et créer un personnage, Gunther, profondément humain, qui ne fait finalement qu'essayer, comme des milliers d'autres allemands, de survivre sous un régime barbare, puis de supporter la culpabilité de n'avoir rien fait ....
Livre lu dans le cadre du challenge Baby-Challenge Polar- Livraddick 2011


